Le Rucher de la Mouline

09 juillet 2017

Voila l'été, voilà l'été ! ! Simplement, de très grands miels en perspective seront à déguster à l'automne.

L’été est bien là.  La canicule, les orages avec les variations de température  vont accélérer les miellées. La qualité est au rendez vous ! Les gouts et parfums  sont bien  présents ! Ronce, châtaigniers, fleurs de haie avec le chèvrefeuille, certainement du miellat de chêne et peut être, plus tard le miellat de châtaignier. La majorité des ruches en production ont 4 hausses de réserve.
 

 

deux ruches en production et une ruche de l'annéeune ruche 12cadres, 90 000 d'abeilles noires locales, idéale pour butiner le châtaignier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nouvelles abeilles sont arrivées naturellement.  L'espèce : Apis mellifera ligustica, l'abeille italienne.  Telle une Ferrari, la colonie demande beaucoup de mises au point. Beaucoup plus sélective que l’abeille noire, à cause de sa langue plus longue de 2 mm,  idéale pour la gelée royale, elle demande la même attention que la mécanique d'une voiture de course. Performante pour certaines miellées,  résitante au varroa, productive même si la colonie consomme beaucoup de nourriture. Elle n'a pas l'instinct d'économie, de provisionner pour l'hiver : elle est dans la rapidité et la performance.

Essaim abeilles italiennes sur la voitureL’abeille italienne est la plus répandue au monde. Spécialiste de la pollinisation, idéale pour butiner sur des fleurs profondes (acacia/faux robinier), elle est strictement protégée en Italie avec l’interdiction d’implanter des espèces autres que l’abeille autochtone, cela sur tout le territoire, iles comprises.

 

 

Mon espèce locale d'abeille, un mix ( italo buckfast carnolienne et abeille noire)abeille italienne de couleur orange jauneJe ne sais pas d’où vient cet essaim qui est arrivé directement dans une ruchette que j’avais surélevée sur une de mes voitures. Un essaim peut faire lors de sa migration plus de 5 km si la reine a bien sûr les capacités de voler.

Pour l’instant, cette colonie se comporte à merveille.

La capacité de l'abeille italienne réside dans l'aptitude de collecter les nectars dans les fleurs les profondes telles celles du faux robinier, l'accacia, de la luzèrne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, de profil, une abeille italienne avec sa langue de 6 mm.

Morphologie de l' abeille italienne avec sa langue de 6 mm


30 juin 2017

La chaleur et le pouvoir des fleurs !

QUE CALOR !  FLOWER POWER… MAIS, POUR LONGTEMPS ? et maintenant la pluie, le froid, le vent, l'orage.

 

Flower Power !  Un des  slogans utilisé par les hippies en 60 et  70.  Le F. P est arrivé avec le  Summer of Love de 1967, un rassemblement à San Francisco durant lequel les hippies avaient pour consigne de porter des fleurs dans les cheveux et de les distribuer autour d'eux. Ils devinrent alors les « Flower Child » (« enfants de la fleur ») pour les médias.

abeille sur serpolet

Puis l’ère du « peace and love »   a pris le dessus dans les manifestations où les actes comme offrir une fleur à un agent de police, prirent assez vite le chemin du marketing, notamment celui pour des technologies : Apple iMac G3 nommé « Flower Power » en raison de son boîtier blanc à fleurs colorées.

L’abeille succombe aussi au marketing mais sans le savoir. Tel un consommateur qui doit nourrir sa famille de 60000 frères et sœurs, dès que la chaleur s’installe avec 26 à 36 degrés la journée et 16 la nuit, les butineuses se ruent vers le supermarché de fleurs le plus proche où le nectar abonde.

 fleurs des champs

L’abeille est attirée par les fleurs et ne peut résister à certaines. La colonie d’abeille détermine ses choix en fonction des besoins nécessaire à la survie de la ruche voire de l’espèce. Dès les toutes premières senteurs, les alvéoles sont préparées pour la récolte.

 Pourquoi vont-elles butiner sur le pissenlit, le merisier, la ronce ou  le châtaignier alors qu’à coté, elles pourraient se poser sur le trèfle blanc ou le tilleul ? Une sorte de manipulation olfactive s’opère. Le pouvoir des fleurs vient certes de leur beauté ou de leur étrangeté en matière de formes mais, essentiellement du flux ensorceleur qu'elles diffusent dans l’unique but de se reproduire.

le chataignier, le roi de la foretchataignier en fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

              

Le roi des arbres, le châtaignier en fleurs au parfum enivrant.

 

Le caractère immobile de la fleur a développé avec ingéniosité des parfums, des effluves, plus ou moins intenses afin d'attirer les pollinisateurs. Certaines molécules odorantes peuvent être détectés par les abeilles à plusieurs kilomètres à la ronde. De nombreux insectes polinisateurs sont aussi receptifs. Les abeilles en éclaireuses mémorisent  les lieux, puis, apportent à la colonie et à sa reine une gamme d'échantillons des nectars potentiels. Arrive le moment de la dégustation. Un ou plusieurs choix sont faits en fonction des ressources et de la morphologie des races d'abeilles. En effet, certaines abeilles ont une langue plus longue et peuvent accéder au nectar des fleurs plus "profondes" (abeille italienne sur l'accacia). Le balais des butineuses commence du lever au coucher du soleil. Mes ruches les plus dynamiques sont orientées soleil couchant. Elles emmagasinent un tiers de provisions de plus.

 

Chatons de chataignierAbeille noire sur fleur de ronce

D’autre part, ici, j’ai remarqué que si la récolte des nectars arrive lors une année sans variation climatique majeure, le choix des abeilles est concentré sur le nectar le plus abondant et  le proche des ruches. Cela donne sur le plan des saveurs un miel assez typé avec l’arome exclusif de la fleur butinée.   

 

Des années difficiles comme 2016 (la pluie continue au printemps),  je pense aussi comme 2017 (un début de printemps radieux puis des gelées inattendues qui ont détruit les fleurs  et actuellement une canicule, puis des pluies orageuses) offrent une palette aromatique très riche. Pour pallier au manque de fleurs, les colonies d’abeilles font plus de sélections et de kilomètres afin de rechercher d’autres sources de nectars.

la foudre qui tombe dans le boisOrage arrivant dans la vallée à coté du rucher

yen

Ma première récolte 2017 confirme cette hypothèse avec la présence de 3 miels différents sur les couleurs et les saveurs, du plus fleuri (pissenlit) au plus complexe (chêne, hêtre, merisier et un peu de ronce).

 

 

rayon de miel de pissenlitPetite

Depuis 9 ans que je récolte le miel au même endroit, les parfums du printemps sont différents chaque année. En photo, l'extraction du miel de pissenlit. Le pissenlit (Taraxacum) est une plante commune connue de tous. Son miel l’est beaucoup moins et il ne laisse pas indifférents ceux qui le connaissent. La plante, très nectarifère, est visitée tant pour le miel que pour le pollen mais, durant sa floraison surtout printanière, cette plante est souvent en compétition avec d’autres espèces plus nombreuses ou plus nectarifères, ce qui fait que dans bien des cas le pissenlit est délaissé. C’est une des raisons pour laquelle les miels monofloraux de pissenlit sont, en pratique, souvent des miels de montagne.

miel de pissenlit

Le rucher n’est qu’à 13km de la moyenne montagne limousine. Produit par des apiculteurs avertis, ce miel rare est l'un des plus originaux. Il a une couleur jaune vif ambrée, un parfum fleuri et un gout printanier puissant. Il reste liquide jusqu’à une cristallisation fine. Il est très minéralisé et a de grandes qualités durétiques. En bouche, il procure des sensations exceptionnelles de nature et de printemps.

10 mai 2017

Senior Météo.... c'est frigo !

neige le 26 avrilLe 26 avril dernier, il y a eu une tempête de neige au rucher situé à environ 440 mètres d’altitude. Les températures  sont passées de 22 degrés C., quelques jours avant,  à 3 degrés. La nature en générale en a subi de lourdes conséquences.  Les fleurs, le nectar et les abeilles en particulier ont stoppé momentanément ou définitivement leur cycle de développement.  Les gelées des jours suivants ont porté le glas sur les fleurs de merisiers, cerisiers et autres fruitiers précoces. Le printemps avait un mois d’avance…. Maintenant, il a un mois de retard par rapport aux moyennes de saisonnalité. Dès qu’il y a une variation climatologique, une colonie d’abeille active ses alertes. Pour leur survie, les abeilles préparent leur départ vers de nouveaux horizons plus ensoleillés. La  fièvre de l’essaimage peut commencer. Un essaim qui quitte une ruche peut s’établir à quelques centaines de mètres ou à plus de 5 kilomètres de son lieu d’origine. Cela dépend beaucoup de la capacité de la reine à voler.

L’intérêt pour l’apiculteur est de calmer cette fièvre en divisant ses ruches si les réserves de miel et de pollen le permettent. Chaque ruche en production avait en moyenne déjà 18 kg de réserve ce qui est énorme pour un mois d’avril (les hausses furent posées le 23 mars). De nouvelles ruches sont donc en création… Work in Progress !

Bien des dictons populaires recommandent d'attendre que les "Saints de glace" soient passés pour repiquer les plants en pleine terre. C'est la même prudence dont on doit tenir compte en apiculture.  Les saints de Glace sont les jours de la St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai) et St Servais (13 mai).

 "Quand la saint Urbain est passée, le vigneron est rassuré" et "Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois saints de glaces, mais saint Urbain les tient tous dans sa main." C'est le 25 mai !

Une baisse de la température pouvant amener une période de gel peut encore être observée jusqu'au 25 mai.... Alors, patience !

Dictons relatifs aux Saints de Glace

Attention, le premier des saints de glace, souvent tu en gardes la trace

Avant Saint-Servais, point d’été, après Saint-Servais, plus de gelée.

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10 avril 2017

Les premières fleurs d'hiver et du printemps offrent nourriture et arômes.

ABEILLE SUR FLEURS DE BRUYEREAu rucher debut Mars 2017

Au printemps, il y a pas mal de sources mellifères riches en nectars. Le rôle de l'apiculteur est de choisir le meilleur moment pour poser les hausses, c'est à dire, les réserves que vont remplir les abeilles.

La nature s’éveille. La température est encore basse mais, des indices guident l’apiculteur à appréhender la première récolte que vont faire les abeilles. Les hausses ont été posées sur le dessus des ruches le 23 mars. Il y a les premières fleurs comme celles du  pissenlit, de l’épine noire, du saule marsault et de la bruyère. Elles annoncent le développement des colonies d’abeilles.   Dès février, les bruyères blanches apportent pollens et nectars de grandes qualités à une période de l'année où les fleurs sont rares . Avec seulement une temperature de  11 degrés C., les abeilles butinent. Ce nectar apportera des parfums délicats qui donneront avec celui des ronces un goût remarquable au miel.   Le 15 avril, une seconde hausse est posée sur la plupart des ruches. Cette année, les parfums printaniers seront merveilleux grâce aux conditions climatiques fraîches mais très ensoillées.

 

 

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EN 2017, est-ce-que le Limousin va ENCORE battre les records de chaleurs en France ?

Le réchauffement climatique menace t'il les abeilles, leurs survies, les miellées, la pollinisation, la biodiversité... ?

Le Limousin a été la région la plus chaude de France en 2016. Au rucher, il y a eu des jours à 43 degrés et des nuits à 27 degrés, cela pendant presque 3 semaines, et pas de pluie.

Ce mois de mars 2017 a battu les records de chaleur jamais enregistrés depuis l'an 1900.

Les stress thermiques résultants du réchauffement climatique ont une influence considérable sur les montées de nectars dans les fleurs. De plus, si l'écart thermique est fort entre la nuit et le jour, s'il n'y a pas de pluie, les arbres se "mettent en sécurité" et perdent leurs feuilles, comme à l'automne. Preuve aussi du dérèglement climatique, l'hiver dernier, j'ai aussi vu des châtaigniers en fleurs.

Les dangers des vagues de chaleur et de sécheresse mais aussi de l’intensité des précipitations printanières comme en 2016.

Les évènements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, comme des pluies sans interruption  tel en avril mai 2016 ou des vagues de chaleur  suivies par les sécheresses comme l’été 2016,  pourraient avoir d’importantes conséquences sur la survie de certains organismes. Les insectes sont particulièrement concernés.

J’ai remarqué que le développement des colonies d’abeilles est de plus en plus précoce, cela dès la fin janvier, malgré des températures faibles. En Février 2017, l’activité des abeilles s’est révélée intense dès les premiers pollens (lierres, noisetiers, bruyères…).

L’abeille ne vole pas par plaisir. La biodiversité des essences montre son utilité. Ici, l'environnement plus de 60 essences autochtones,  nectarifères ou mellifères, sont présentes. 10 sont en pleine floraison au printemps, des bruyères, pissenlits jusqu'aux chènes.

Abeille butinant une fleur de pissenlit

Abeille butinant une fleur de pissenlit

 

 

 

 

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07 octobre 2016

LES MIELS 2016, ANNEE EXCEPTIONNELLE EN QUALITE !

LO MIAU DAU LEMOSIN


UNE SELECTION DE 6 BEAUX MIELS

Tous les miels  sont produits naturellement sur le même terrain, contrôlé par un plan de gestion écologique soutenu par le WWF

Pas de mélange de miels entre les ruches

 

 2016, les saveurs explosent sur les papilles !

A cause d'une météo pluvieuse, suivie d'une sècheresse qui dure depuis plus de de 5 mois, les abeilles ont récolté de nouveaux nectars sur quelques unes des 60 espèces végétales mellifères de la propriété. Le travail des abeilles a donné à tous les miels plus ou moins ambrés, des qualités organoleptiques hors du commun : couleurs, textures, onctuosités, parfums, caractères...

 

 1- La haute Voltige

En juin 2016, les abeilles  ont butiné sur les grands arbres (fleurs de hêtres, frênes, érables champêtres, merisiers, miellat de chênes, tilleuls forestiers, saules marsault). Cela a donné un miel ambré foncé, parfaitement concentré, avec des notes finement boisées, des effluves floraux, un soupçon de réglisse, des saveurs aromatiques et suaves. 

2- L'orée du bois

Voici un miel doré récolté en Juillet 2016, faisant référence à celui du temps jadis, à l'époque des ruches en paille de seigles et ronces.
Ce nectar à la texture soyeuse transporte des arômes de sucre d’orge, de fleurs de pruniers sauvages avec une pointe de fleurs de châtaigniers : une douceur.

3- Le floral

Différent de 2015, ce miel intense et équilibré, posssède un goût de fleurs de printemps et de châtaigniers.

4- Le goût de la Châtaigneraie

Ce miel ambré/clair au parfum typique de pollen de châtaignier, très finement boisé, purement floral, à la belle texture onctueuse, sans amertume, réchauffe le palais avec ses saveurs fines et évolutives.

5- Le miel Ronce et Châtaignier

Ce miel très onctueux, révèle des saveurs de fleurs de châtaigniers légèrement caramélisées par la présence du nectar de ronce.

 6- L’expression °

Exceptionnel pour le Limousin, ce miel/miellat aromatique est sensuel et complexe. Long en bouche, il révèle des saveurs chaudes de caramel, de vanille et de cacao : une belle puissance fleurs de ronces et de châtaigniers.

 

NEW !    Champêtre

Maturé à l’extrême jusqu’en janvier 2017, ce miel de fleurs de prairie, d’arbustes de haies sauvages, de lisière de forêt apporte avec sa texture onctueuse des sensations fleuries puissantes et parfumées de pommes confites et de fleurs d’agrumes.

La maturation permet d’ôter les impuretés, d’évaporer l’humidité et de développer les arômes.  

 

Contact rucher :

rucher.mouline@yahoo.fr

tel 06 24 60 80 63

 

Jean-Marie Roudier

Rucher de la mouline

La Mouline N°5

87510 St-Jouvent

 

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27 septembre 2016

DES GOUTS RICHES ET DES SAVEURS REVELANT LES GRANDES QUALITES DU TERROIR LOCAL.

2016 est  l’ « ANNUS HORRIBILIS » de l’apiculture française mais dans certains lieux, ce fut aussi l’« ANNUS MIRABILIS » ! Comme je l’avais écrit précédemment, il n’y a pas de miracle dans la nature. C’est une lutte perpétuelle entre les espaces et les espèces. La vie et la survie se situent entre l’équilibre et le déséquilibre des biotopes.
La pluie a bloqué le développement des colonies d'abeilles. En Limousin la production de miel a chutée de 60 à 80% par rapport à 2015. Mais chez moi, grâce aux qualités de l'environnement, les arbres et plantes nectarifères, par réflexe de survie de l'espèce, ont décuplé leurs nombres de fleurs à cause du mauvais temps. Cela a permis aux abeilles d'avoir un surnombre de fleurs à butiner pendant les acalmies.

Paradoxalement, ce climat hostile a offert une véritable révélation de goût. En l'absence de fleurs d'arbres frutiers, seules les fleurs protégées des intemperies ont été butinées par les abeilles (ex : fleurs de hêtre, de ronces), ce qui a donné un éventail de miels aux superbes saveurs differentes des autres années.

  Le printemps

 Le printemps froid et pluvieux a poussé les abeilles à s'adapter à ces conditions extrêmes. La première récolte de miel à la Mouline a eu lieu fin Juin 2016. Les abeilles ont produit un miel hors du commun. Pendant 7 jours continus, la pluie les a confinées dans les ruches. Les nectars sélectionnés sont « de la haute voltige » ! Saules, hêtres, chênes, érables champêtres, merisiers, sorbiers, chèvrefeuilles.
En France, la production fut quasi inexistante. Chez moi, en Limousin, le Miel de la Mouline ,quantité et qualité sont au rendez vous.

C’est un miel avec  une magnifique concentration d'arômes, alliée à une finesse de texture. Les abeilles restant très nombreuses dans leurs ruches, ne pouvant sortir à cause de la pluie, ont ventilé au maximum leurs colonies afin d'évacuer l'humidité des nectars emmagasinés.
N'oublions pas que les abeilles récoltent leur miel afin que leurs colonies passent l’hiver avec une quantité et qualité nécessaire à leur survie (soit: 20 kilos de nourriture  par ruche).

  Le début de l’été !

 Après la pluie la sécheresse !!!   les 2 extrêmes en matière de climat tempéré !

En juillet 2016,  les arbres de la Mouline ont produit du nectar en puisant les réserves d'eau nécessaires, dans le sous-sol. Sur les différentes espèces de châtaigniers, la miellée a duré une dizaine de jours. Sur les ronces et chèvrefeuilles, les abeilles ont butiné jusqu'à mi juillet.
J'ai vu les abeilles cesser du jour au lendemain toute activité exterieure par manque de nectar (la canicule). Les colonies d'abeilles sont restées enfermées et se sont concentrées sur la régulation de la température de leurs ruches (couvains et cadres de miel).
Conclusion : Tous les cadres récoltés étaient tous opperculés par la cire - Une merveille !

Depuis 8 ans que je pratique l'apiculture, c'est la première année où toutes les ruches ont fait un miel parfaitement "mûr".
Evidemment que le climat a joué un rôle important (un mois à 11° maximum et quatre mois à 24° de moyenne, avec des pointes à 42° à l'ombre), ce qui a certainement  décuplé chez les abeilles, leurs capacités de recherches de nectars.

 

 Cadres de miel de ronce

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Des fleurs de ronces, des fleurs de prairies naturelles (que je ne coupe qu’en automne), un peu de miellat de châtaigniers, de chênes et de tilleuls forestiers, quelques nectars de lavandes officinales, ont favorisé deux récoltes aux saveurs chaudes et caramélisées,

 

 
La fin de l’été !!!

Avec des pics à 41°, 42° le  Limousin a été en 2016 la région la plus chaude de France, comme en 2015 !

En Aout 2016, 2 récoltes ont apporté des arômes et des saveurs presque méditérranéenes, puissantes mais gardant un équilbre grâce à une texture suave.

En automne, par respect pour les abeilles et de leur bien-être, je leur laisse leur dernière récolte.

La qualité des miels dépend aussi de celle des abeilles.

Cadre de hausse avec alvéoles en forme de fleur                                                              

Cadre de miel mûr c'est à dire parfaitement oppeculé

Contraste entre la pellicule de cire blanche et la partie désoperculée avec les alvéoles remplies de miel foncé de chataignier                                 

 

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On peut constater les qualités organoleptiques des miels grâce à leurs propriétés en matière : d'aspect, de goût, de parfum, de couleur, de texture, de consistance.

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Très belle facture pour les miels d'été 2016, en cours de maturation.

 

19 juillet 2016

LA RONCE ou le bonheur de la nature.

Chaque apiculteur devrait avoir un roncier à proximité de son rucher. Que des avantages et aucun entretien !

De fleurs en fleurs

Richesse apicole de la ronce avec pollen et nectar

Détruite par les agriculteurs à grand coup de débroussaillant puissant, la ronce devrait être protégée car il y en a de moins en moins. La ronce colonise avec vigueur les terrains à l'abandon, surtout après des coupes forestières, mais aussi le long des rivières sans entretien. C'est la seconde année que la floraison a lieu. Avec le printemps pluvieux et froid que l'on a eu, entre deux éclaircies, le nectar de ronce récolté a surtout aidé les colonies à  se développer.   Par exemple, une colonie créée le 28 mai 2016 a aujourd'hui 3 hausses de miel, dont une hausse de miel de ronce (16 kg).

Pour faire du miel de ronce, il faut quand même des hectares de ronciers, ce qui est le cas à la Mouline.C'est un très beau miel mais hélas assez rare. Son odeur rappelle celle des sous-bois chauds et humides. Son goût délicat est soutenu par des accents onctueux de caramel qui se prolongent en bouche.

 

 

 

 

abeille sur lavande officinaleabeille sur fleurs de tilleul baronnies

 

 

Mi juillet 2016, les effluves enivrants d'un parfum capiteux se rependent dans la nature. Voici maintenant le moment où les abeilles butinent sur les fleurs d'un tilleul exceptionnel, un tilleul des Baronnies (à 800 mètres des ruches), des lavandes et surtout les fleurs de châtaigniers, avec une qualité odorante encore plus enivrante. Avec des matins frais et des journées caniculaires, les fleurs sont riches en pollen et nectar.

Colonie créée fin avril 2016 et déjà 4 hausses !   Fleurs mâles et femelles du châtaignier - Un jeune chevreuil sous un châtaignier

Colonie créée fin mai 2016, fleurs de châtaigniers et futures bogues

Un chevreuil sous un châtaignier

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03 juillet 2016

L'ART DU PIEGEAGE N'EST PAS UNE SCIENCE EXACTE !

Le piégeage est un art aléatoire. Il y a toute une littérature apicole sur le sujet depuis le Moyen Age.
Les rituels étaient souvent décrits comme : des charivaris produisant des bruits assourdissants, résonnants, où tout un village tapait avec des bâtons sur des objets (ex : des casseroles), afin que les essaims se posent au sol !
Sachant que les abeilles sont sourdes mais très sensibles aux vibrations, au XXI ème siècle, d'autres méthodes existent pour attirer directement l'essaim dans une "ruche piège" !

Les essaims "naturels" sont une richesse pour agrandir le rucher à moindre frais.
J'avais prévu qu'une de mes ruches allait changer de reine dans les 3 jours. Alors, à l'abri du vent, sous le feuillage d'un châtaignier, j'ai installé sur une table une ruche piège. Sur cette photo on voit une hausse équipée de 10 cadres avec des cires anciennes et neuves, parfumée à la mélisse, frottée avec de la propolis fraiche, sur toutes les paroies extérieures et intérieures, ainsi que sur la planche d'envol. Malgré mes efforts de préparation, la table en question fut utilisée pendant 2 jours comme perchoir et dortoir, par une poule faisane et sa progéniture ! Vive la nature !

RUCHE PIEGE

Donc, voici comment j'ai dû capturer ce bel essaim, posé sur une branche de châtaignier à 2 M 50 du sol : un escabeau, un enfumoir, une ruchette en polystyrène de six cadres mais équipée de seulement cinq (afn de laisser assez d'espace aux abeilles pour se regrouper, en formant une grappe autour de leur reine) - quatre cadres avec cire gaufrée, un cadre de cire étirée (récent et très propre pour favoriser la ponte) -, une brosse à abeilles. Et voila le travail !

 

ESSAIM CHATAIGNIER

L'essaim enfin capturé est resté toute la nuit au pied de l'arbre, dans la ruchette aérée avec l'ouverture fermée.
Le lendemain, je l'ai installé dans une ruche à 3 mètres du lieu de capture. La reine avait déjà pondu dans le cadre de cire étirée.
Important : un petit nourrissement s'avère utile pour décupler la ponte rapidement.

Les anciens avaient comme proverbes : essaim  de mai = une grange à blé, essaim de juin = une grange à foin, essaim de juillet = du purin !  

Conclusion : le proverbe des anciens se vérifie :-(

 

30 juin 2016

L'ABEILLE EST UNE SENTINELLE DE L'ENVIRONNEMENT

Dans la nature, il n’y a pas de miracle !

Seule la longue évolution des espèces, des biotopes qui accueillent les étres vivants, sont les garants de la vie.

D'autres sentinelles sont présentes au Rucher de la Mouline, signe d'un environnement sans nuisance (ex : Lampyres, mantes, fourmis, couleuvres, chouettes, hiboux...)

VER LUISANTVer luisant

Ver luisant (sans flash)

 

La mante religieuse tout comme les phasmes sont très fragiles et sensibles à la moindre nuisance

 

L’environnement est le facteur clé du bien être des abeilles. Stimulé par « le chant du cygne » de la vielle reine, l’essaim qui avait atterrit dans les ronces, surélevé d’une hausse puis d’un nucléus, a donné sept cellules royales. 

L'apiculteur (novice ou professionnel) doit impérativement savoir lire les signaux avant coureurs indiqués par les abeilles.

J’ai partagé une ruches en trois. Le couvain de cette ruche commençant à avoir des alvéoles vides, prenait l’apparence d’un "couvain en mosaïque", cf.  photo. Ceci indique que la fertilité de la reine est en chute libre.

 

 Cellule royale au milieu du cadre, dite supersedure

Cellules royales d'essaimage

Cette reine a trois ans. La colonie a préparé sa descendance en prenant le plus possible de précautions, en créant sept cellules royales dont cinq operculées sur les huit cadres centraux. La fin d’un cycle se termine.  Trois nouvelles colonies se créent. En ce début d'été, la météo étant assez froide (22°c maximum), le risque d’essaimage de la ruche souche est important. Une ruche piège est posée à proximité.

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