Le réchauffement climatique menace t'il les abeilles, leurs survies, les miellées, la pollinisation, la biodiversité... ?

Le Limousin a été la région la plus chaude de France en 2016. Au rucher, il y a eu des jours à 43 degrés et des nuits à 27 degrés, cela pendant presque 3 semaines, et pas de pluie.

Ce mois de mars 2017 a battu les records de chaleur jamais enregistrés depuis l'an 1900.

Les stress thermiques résultants du réchauffement climatique ont une influence considérable sur les montées de nectars dans les fleurs. De plus, si l'écart thermique est fort entre la nuit et le jour, s'il n'y a pas de pluie, les arbres se "mettent en sécurité" et perdent leurs feuilles, comme à l'automne. Preuve aussi du dérèglement climatique, l'hiver dernier, j'ai aussi vu des châtaigniers en fleurs.

Les dangers des vagues de chaleur et de sécheresse mais aussi de l’intensité des précipitations printanières comme en 2016.

Les évènements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, comme des pluies sans interruption  tel en avril mai 2016 ou des vagues de chaleur  suivies par les sécheresses comme l’été 2016,  pourraient avoir d’importantes conséquences sur la survie de certains organismes. Les insectes sont particulièrement concernés.

J’ai remarqué que le développement des colonies d’abeilles est de plus en plus précoce, cela dès la fin janvier, malgré des températures faibles. En Février 2017, l’activité des abeilles s’est révélée intense dès les premiers pollens (lierres, noisetiers, bruyères…).

L’abeille ne vole pas par plaisir. La biodiversité des essences montre son utilité. Ici, l'environnement plus de 60 essences autochtones,  nectarifères ou mellifères, sont présentes. 10 sont en pleine floraison au printemps, des bruyères, pissenlits jusqu'aux chènes.

Abeille butinant une fleur de pissenlit

Abeille butinant une fleur de pissenlit