Du  Printemps à l’Automne, les variations climatiques extrêmes ont obligé les abeilles à récolter des nectars très variés mais typiques du Limousin. La quantité n’est pas forcement au rendez-vous mais les qualités organoleptiques sont exceptionnelles.

 

1ere récolte fin mai

Le miel pissenlit offre le goût du printemps dans votre palais. Sa texture à moitié cristallisée apporte idéalement le fleuri et fruité de cette fleur merveilleuse.

 

2eme récolte fin juin

Le miel de haies sauvages ou d’arbres de lisières apporte un goût complexe et unique.  Le gel tardif du printemps a détruit toutes floraisons comme celles des pommiers, mais certains fruitiers, par exemples, les merisiers, les pruniers, poiriers, tilleuls sauvages ont offert les nectars nécessaires aux   abeilles au Printemps. Ensuite, les abeilles ont consacré leurs récoltes sur les arbres de forêt tels les érables, saules, et arbustes épines noires, chèvrefeuilles… 

 

3eme récolte mi juin

Les 4 hectares de ronciers ont fleuri pratiquement pendant 1 mois. Cela a permis aux abeilles de reprendre de façon exponentielle le développement des colonies. Un miel de fleurs de ronces est onctueux avec des parfums chauds et vanillés, une merveille.

 

4eme récolte début aout

Les châtaigniers ont apporté des nectars d’une pureté exceptionnelle. Riche en vitamine,  il a un parfum de sucre d’orge (à l’ancienne), une texture suave, un goût délicat qui se termine avec un beau boisé typique. 

 

5eme récolte fin aout

 Le sarrasin ou blé noir est une céréale ancienne du Limousin. Ses toutes petites fleurs offrent aux abeilles du nectar durant un mois s’il y a un écart thermique important entre la nuit et le jour.  Très mellifère, avec  les quantités de nectar  minuscules par fleurs, l’abeille lors de sa récolte, fait des centaines de kilomètres en va et vient. Le miel de sarrasin est très typé. Malgré son parfum de terre, d’humus, il a un gout ambré puissant qui se décline en allant vers des notes de pruneaux et de réglisse. C’est un des miels les plus riche en minéraux.

 

6eme récolte !

Début octobre, avec le soleil et des températures éléves c’est en ramassant les châtaignes que j’ai vu les nuages d’abeilles recouvrir les houppiers des arbres de chataigniers et un peu de chènes. De plus, avec le bourdonnement intense, c’est le signe que les feuilles sont couvertes de miellat.

Pour faire une production de miellat il faut des intermédiaires. Il s’agit d’insectes suceurs, comme les pucerons, les psylles, les aleurodes ou  des cicadelles qui se nourrissent des matières azotées contenues dans la sève.  Ces insectes ne digèrent pas le sucre et dépose leurs déjections, le miellat, sur les feuilles. Ces exsudats sont alors récoltés par les abeilles qui les transformeront en un miel de miellats. Le miellat permet aussi de parfaire les réserves des colonies pour l’hiver, environ 15 kg par ruche pour l’abeille noire et 20/25kg pour l’abeille italienne et les espèces croisées.

Profitant de l’été indien, la récolte a eu lieu cette semaine.